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La cavalerie

L’armée française en 1900

"L'armée française en 1900" (J.-J. Pichard, L'histoire de l'armée française racontée à la jeunesse, Gründ, 1947, détail)


La cavalerie fait l'objet d'une importante réorganisation entre 1872 et 1875. Ses effectifs sont portés à 77 régiments et de nombreux types d'unités, jugés dépassés, sont supprimés (les lanciers par exemple). Les unités supprimées sont reconverties comme cuirassiers ou dragons. Après 1875, la cavalerie métropolitaine compte quatre armes principales : les cuirassiers, les dragons, les hussards et les chasseurs à cheval. Il faut ajouter les unités de la Remonte et du Train. Les colonies fournissent de leur côté des spahis.

Les cuirassiers

Les cuirassiers sont le noyau dur de la cavalerie et constituent la principale force de frappe dont le but est d'enfoncer les lignes d'infanterie ennemie, ouvrant ainsi une brèche à sa propre infanterie. Apparus dans la première moitié du XVIIe siècle, les cuirassiers ont compté jusqu'à 16 régiments. Il en reste 13 en 1904 et 12 au moment de l'éclatement de la Première guerre mondiale, le 13e régiment des cuirassiers étant devenu le 32e régiment de dragons. Les 12 premiers régiments ont été créé avant 1693. Les autres (le 13e, le 14e polonais, le 14e et le 15e) ont été formés sous le Premier Empire et seul le 13e y a survécu.
L'uniforme des cuirassiers évolue assez peu après le Second Empire. Le cuirassier porte la cuirasse modèle 1855. Celle-ci connait quelques modifications en 1891. On parle ensuite de modèle 1855 simplifié (on le remarque aux clous présents près du bras avant 1891, et qui disparaissent après). Le casque, commun aux cuirassiers et aux dragons est un modèle 1871-1874 (celui des dragons ne possède pas la houpette surmontant le cimier).

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Maréchal des logis au 6e Cuirassiers (Camp de Châlons, Sainte-Ménehould)
Ph. Couturier (Paris, 1901)


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Cavalier
6e Cuirassiers (Camp de Châlons, Sainte-Ménehould)
Ph. perdu (avant 1891)

Cavalier
11e cuirassiers (Lunéville)
Ph. T. Henry (Lunéville, avant 1891)


Les dragons

À l'origine, les dragons sont des soldats d'infanterie montée : ils se déplacent à cheval mais combattent à pied. Ils deviennent progressivement une cavalerie d'appoint, servant autant pour la reconnaissance que pour le combat de ligne. L'uniforme se fixe à partir de 1762 avec l'emploi du célèbre "casque à la romaine" qui finira par coiffer les cuirassiers. 17 régiments existent en 1791, et sont renommés par un numéro. Il y 31 régiments en 1904, et 32 en 1914 après la transformation du 13e régiment de cuirassiers en régiment de dragons.

Les officiers

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Lieutenant (?) au 14e Dragons (Sedan)
Officier en formation à l'école de Saumur
Ph. V. Coué (Saumur, adresse ap. 1886)


Les cavaliers

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Cavalier
Unité indéterminée
Anonyme, ca. 1875

Cavalier
13e Dragons (Lure)
Ph. C. Prud'homme (Lure, vers 1890-1900)

Cavalier
14e Dragons (Sedan)
Ph. E. Lutgen atelier Stévenin
(Sedan, vers 1890-1900)


Les hussards

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Hussard télégraphiste Vial
1e Hussards (Valence)
Ph. Blain (Valence, après 1895)

Hussard
2e Hussards (Melun)
Ph. Delaporte succ. Darnay (Melun, 1890-1894)

Hussard
11e Hussards (Tarascon)
Ph. Pierron (Beaucaire), ca. 1900.


Les chasseurs à cheval

Chasseur à cheval par Édouard Detaille

E. Detaille, chasseur à cheval (1888)


Les chasseurs à cheval sont des cavaliers légers chargés de la reconnaissance. Les premiers régiments de chasseurs apparaissent au XVIIIe siècle. 12 régiments sont recensés en 1788 et prennent le nom de "régiments de chasseurs à cheval" en 1791. 21 régiments sont recensés en 1904.

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Sous-lieutenant élève officier Henry
Ecole de Saumur
Ph. F. Voelcker (Saumur), signée 1889.


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Cavalier du 2e Chasseurs à cheval (Pontivy)
Ph. Duval (Tours, avant. 1883)*

1ère classe, tireur d'élite
6e chasseur à cheval (Rouen)
Ph. C. Richard (Rouen, ca. 1890-1902)

chasseur à cheval
15e Chasseurs à cheval (Châlons-sur-Marne)
Ph. C. Odinot (Châlons-sur-Marne), ca. 1905.

*La Rue royale a été rebaptisée "Rue Nationale" en 1883.


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chasseur à cheval au 9e Chasseurs à cheval (Auch)
Ph. F. Castex (Auch), ca. 1880.

chasseur à cheval au 15e Chasseurs à cheval (Châlons-sur-Marne)
Ph. C. Odinot (Châlons-sur-Marne), ca. 1905.


La remonte

La remonte consiste en l'approvisionnement de la cavalerie en chevaux. Un véritable service de remonte est mis en place après l'échec de l'approvisionnement constaté pendant les guerres napoléoniennes. Dès 1815 les principales routes d'approvisionnement sont stabilisées avec du "Mac Adam". En 1831 Soult organise le Service général de remonte pour libérer l'armée de sa dépendance des fournisseurs aux armées.cependant l'armée française souffre d'un manque récurrent de chevaux et ce jusqu'en 1871. Cela a justifié le vote de la loi dite "Bocher" en 1873 en fusionnant les haras et la remonte, en diversifiant les sources d'approvisionnement, en particulier en Normandie.

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Cavalier de remonte
8e compagnie de cavalerie de remonte (Constantine)
Ph. J. Crippa (Constantine, ca. 1890-1900)


Le train

Le train des équipages militaires a été créé en 1807 par Napoléon. La mission de ces unités est l'acheminement des vivres et des munitions aux troupes. Le train des équipages reste subordonné à l'intendance jusqu'en 1870 puis devient une arme autonome en 1875.

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Sergent-fourier au 16e escadron du train (Lunel)
Ph. Bertin Frères (Neuilly-Paris), ca. 1890.


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cavalier au 16e escadron du train (Lunel)
Uniforme de 1872
Ph. Ventajou (Montpellier), ca. 1875.


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cavalier au 9e escadron du train (Châteauroux)
Ph. Ch. Charles (Châteauroux), ca. 1890.

1ère cl. au 13e escadron du train (Moulin)
Ph. Ch. Fudez (Moulin), ap. 1877.